Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /Oct /2007 22:20






1

les chemins se parlent parfois en creux       parfois en croix   en bref    ou bien encore

ou dans un livre

 

 

 

de l’intérieur des pages

quelqu’un s’est échappée

 

 

 

 

 

2

détachée quelques pas  je

respire derrière toi   je

respire devant moi  je

respire dedans l’ivre comme toi qui trace sans foyer      seule    ta présence au monde

 

 

 

je ne suis jamais vraiment là

 

 

 

les vides se nomment

comme les doigts laissent des traces

sur les carreaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
3

le visible s’appuie sur le vide

 

 

 

 

 

 

4

les chemins pris n’ont rien de visible

ils apparaissent sur les bords de l’esprit et disparaissent dans ses brèches

s’évanouissent

quand le jour craque     le clic-clac d’un stylo n’allume pas la lumière

la nuit dévore tous les ulcères

amplifie les sons et la respiration


 

 

 

 

 

5

le vide se vit


 

 

 

 

 

6

 

 

 

 les brèches de l’esprit

 d’abord infimes puis infinies avec le corps grandissent

 

 

 

l’humus où nous marchons est un tapis d’étoiles                          où nous grandissons


 
 

 

 

 

 

7

le vide se vide

 
 

 

 

 

 

8

le vide se vide                                            où nous marchons se vide le tapis d’étoiles

se vide où nous marchons ouvre les brèches                                                       ouvre

les brèches de l’esprit grandit

ce vide et vient va   où nous allons

 


 

 

 

 

 

9

se vit ce vide

 

 

 

 

 

 

 

10

se vit ce vide où nous allons amplifié par les sons et la respiration           la respiration

la respiration

 

 

 

la respiration


 

 

 

 

 

 

 

11

quand le jour craque      la respiration

le jour craque    la respiration 

respirent les bords de l’esprit sur les brèches

 

                                                             respirent sur les brèches les chemins invisibles

 

 

 

 

 

 12

invisibles les chemins s’ennuient du vide

le vide s’ennuie du visible

le vide s’ennuie et se retourne sur lui-même


 

 

 

 


 

 

13

se retournent les jupons du visible

les jupons à carreaux sales     les doigts

les doigts sales retournent les jupons

 

les doigts sentent sous les jupons 

les doigts sentent sous les jupons 

 

 
les jupons ont quelque chose du mouvement de la peau au moment d’un sourire


 

 

 

 

 

 
 

 

 

14

le mouvement de la peau je respire sous les jupons

je respire sous les jupons

je respire


les brèches de l’esprit

  d’abord infimes puis infinies avec le corps grandissent

 


ce qui était fort faiblit et la fragilité se caramélise

 


 

 

 

 


 

Creative Commons Licensele vide se vit by Béatrice Brérot
est mis à disposition selon les termes de la

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