JdP 28.10.10

Publié le par Béatrice Brérot

 

jeudi 28 octobre 2010

 

 

Cette soirée des jeux dits de la poésie a débuté par une discussion sur les petites maisons d’éditions, leur nombre et leur durée de vie. En effet, ce qui surprend c’est le décalage entre leur existence peu pérenne (pour celles qui cherchent à être économiquement viables) et leur nombre (à ce jour j’en compte à peu près 300) ce qui rend le monde de la poésie incroyablement vivant d’autant plus qu’il y a là un foyer créatif intense.

Un court zoom fût fait sur Voix éditions dirigé par Richard Meier, éditeur et plasticien.

Comme on ne discute pas d’édition sans parler des librairies, nous avons échangé sur quelques–unes de ces boutiques du livre à Lyon.

Le coup d’envoi des lectures a été lancé par Michel Reynaud qui a lu Litanies de l’orgasme de Christian Prigent. Vous pouvez entendre une version dite par l'auteur lui-même ici.

Par la suite, plusieurs personnes ont lu dont Mister Goodfull qui a pris la parole pour Michèle Rodet, Michèle Rodet elle-même, Bernard Deglet et Yves Bressande qui est venu avec un texte tout neuf et au goût du jour, en écoute sur son blog :

 

                             

         Con'texte... con !

 

 

Con con

Qu'on se le dise (bis)

le monde est con (bis)

con con qu'on se le dise

con con / con'fut le monde

le monde fut / con con

le monde fuit (bis)

fuite à tout prix

prix de la paix

La paix des '/ cons cons

 

Qu'on se le dise (bis)

le monde est fou (bis)

le monde fou tue

tue   tue   Oui'   mais

pas que les cons

même pas les cons

pas tous les cons / con con

 

Qu'on se le dise (bis)

le monde croit (bis)

croit-sans-ce 'douter

le monde doute

doute de quoi

doute de lui

le monde croit

mais pas en lui

luit dans un monde

monde de bruit

luit dans le ciel

ciel de nuit

luit une étoile

« Etoiiile des neigeuuuus » / con con

 

Qu'on se le dise (bis)

Le monde chante (bis)

scie ça lui chante

chante comme une faux

faux comme un cul

cul comme une jatte

jatte de feu

feu ! feu 'les pompiers ! / pieds pieds

aux culs  aux culs 

aux culs des cons / con con

 

Qu'on se le dise (bis)

le monde fuit (bis)

par tous les bouts / par tous les trous

au fond du / con con

 

Qu'on se le dise (bis)

le monde est con

le monde est cul

le monde est cuit

s'il croit aux cons / con con

 

Qu'on se le dise (bis)

Tous   tous / tous constipé / tous contagieux 

'contaminé   con'sidéré / pôoov' con'vaincu

con'test'i'cul'ovaire'testataire

con con  / contestons

Le mon'de des cons / con con

 

qu'on se le dise (bis) (!)

Qu'on qu'on / Qu'on se le dise ! ! !

 

 

 

Puis nous avons écouté Suicide Sûtra de John Giorno, La Marcia dell'Ombra de Claudio Pozzani et Parl # de Fred Griot qui a répondu ainsi aux questions suivantes :

 

- Comment décririez-vous votre rapport aux mots, à la langue ?

physique

 

- Pour qui écrivez-vous ?

les animaux

 

- Prenez-vous du plaisir à écrire ?

plaisir animal, parfois serein

 

 

 

Pour finir, deux annonces :

 

- une exposition sur Brion Gysin (artiste performer, un poète, un écrivain et un peintre) à l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne 

  

- une soirée de lectures atomiques et anatomiques avec :

 

/// SAINT OCTOBRE ///

Jean-Baptiste CABAUD : voix /// David CHAMPEY : guitares - machines

 

/// MARCHES ///

Sarah PELLERIN-OTT : voix /// Guillaume CHOSSON : violoncelle /// Sébastien BLANCHET : batterie

 

en concert le 13 novembre 2010 au bar des Capucins, Lyon 1er – heure à préciser

 

 


 

 

 

prochaine rencontre : jeudi 25 novembre

 

En écho à une exposition de photographies accueillie à la bibliothèque de Lyon 2ème arrdt jusqu’à la fin de l’année qui place sous notre regard des portraits de personnes en situation d’exclusion (« Images et propos mobiles » du collectif attitude d’artistes) et dans le cadre des rencontres mensuelles des jeux dits poésie, la bibliothèque se propose de donner à lire, à voir et à entendre les textes et dessins des multiples contributeurs qui ont participé au projet 100 portraits sans papier. 

Cette création collective consultable en ligne sur 100 portraits sans papier invite à nous arrêter un moment sur ces invisibles, inaudibles que sont les étrangers en situation irrégulière.

Que vous ayez contribué à ce projet par l’écriture d’un texte ou que vous souhaitiez donner de la voix pour un soir, nous serions très heureux si vous acceptiez de devenir l’un des membres de l’éphémère GPS - i, Groupe Poétique en Situation - irrégulière constitué pour l’occasion et à qui nous proposons de venir lire une partie des textes de 100 portraits sans papier le jeudi 25 novembre à partir de 18h dans la Bibliothèque.

 

 

 

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