typoésie 1

Publié le par Béatrice Brérot

 



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Trtès cher Armand

il n'y a pas longtemps j'étais aux etats-Unis et j'ai écri[ quelques mots sur lr bloc-notes de mon amie américaine

là-bas

à Milwaukee

sur les bords du lac Michigan pendant que place Bellecour à Lyon

200 jeunes manifestants étaient retnus durant 6 heures

se faisant lacrymogéner

admonester par le pouvoir public aux allures de vilaines tortues ninja bleues et noires

De là-bas 

les USA où le décalage horaire estde 7 heures en amont

je pouvais contempler l'avenir

Paris et la tour Eiffel fermée pour cause de grève natrionale   

C'était birzarre de se dire ça

de voir ça

le futur

de là où j'étais

plus jeune de 7 heures et vivante

C'est pour ça 

je dis

là où je vis

je suis

même si je ne sais jamais vraiment où je suis

Alors je te l'envoie pour ta collec Mes copains & copines poêtes

A bientôt

Bises

 

Béatrice 

         automne 2010



 

 

 

   tu-me-manques

 

 

 

 

 

 

l'état amoureux

 

 

l'état amoureux 3

 

    été 2010

 

 

 


sur le bord du vivant

 

 

 

sur-le-bord-du-vivant                                                    

hiver 2009-2010

 

 

 


 

ouvrirr

 

ouvrirr    

publié dans  les carnets d'Eucharis n°20, mars 2010

 

 


le colon colonisé







le colon colonisé


photo prise en 2009 durant l'exposition en plein air Peuples autochtones des Amériques de Miquel Dewever-Plana sur les grilles de l'Hôtel du Département à Lyon - texte écrit le 2 janvier 2010 pour les voeux de nouvelle année


où je suis      


                                                           



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Ce texte , où je suis, a commencé d’exister en 2007. Il est à la croisée de mon questionnement poétique et d’une réalité qui m’a touchée de près en 2008 lorsqu’une famille de réfugiés kosovars dont s’occupait une amie a été renvoyée de France.

A ce moment là j’espérais créer une collection “ sans papier ” pour une microfabrique de poésie. En fait de collection, c’est en train de devenir vraiment ce que ça doit être, un espace communautaire sans papier sur le site de laps / le s & a.

 

Puis j’ai reçu cette proposition d’Edith Azam, cent portraits sans papier

Le but d’Edith est de créer un outil nomade dans lequel sont invités 100 artistes, écrivains, psychanalystes et philosophes afin de soutenir la cause des sans papiers (pour plus d’informations voir le site www.sucabsynthe.net, rubrique sans papier).

 

Cette nécessité pour moi d’écrire un texte sur les “sans …” revient de loin.  J’ai retrouvé dans mes bouts de brouillons une phrase qui dit  “ j’écris pour les absents”. Cela signifie que j’écris pour les morts , en leur mémoire, même ceux que je ne connais pas personnellement, mais aussi et surtout pour les vivants, celles et ceux qui ne sont pas des pièces suffisamment bien huilées pour faire tourner la machine économique, les ronins, les sans emploi, sans domicile fixe, sans papiers, sans famille, sans voix, etc. car au fond nous sommes tous absents quelque part.  C’est cette absence là que je questionne dans mon projet poétique, avec tous les égards auxquels elle a droit car c’est en laissant place au vide, au silence que je peux respirer, me respecter et respecter les autres, même si parfois je me mets en colère. Là je me sens exister. Ce texte est paru dans la revue No Dogs n°8 dont le thème est rônin.

 



Sans titre 1


Sans titre 2


automne 2009



aléatoire


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2008




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